La dernière année a marqué un tournant décisif dans le parcours de Beonyx. Ce qui était autrefois une idée audacieuse est devenu une solution éprouvée, façonnée non seulement par l’ingénierie, mais également par les partenaires, conseillers et collaborateurs qui ont accompagné l’évolution du B1 à chaque étape.
Alors que l’année 2025 s’achève, les cofondateurs Louis Déry et Michael Martel reviennent sur les jalons et les relations qui ont permis à l’entreprise d’atteindre ce stade, ainsi que sur les opportunités qui se profilent pour sa prochaine phase de croissance.
Une année qui a permis de valider notre vision
Avec le recul, Louis décrit l’année écoulée comme un tournant majeur : « 2025 a été une année d’exploration du marché et de perfectionnement technologique. Nous avons obtenu les réponses dont nous avions besoin et sommes très satisfaits des objectifs que nous avons atteints. »
Cette confirmation est venue directement du terrain. Qu’il s’agisse d’acheminer du matériel sur des sites forestiers éloignés, d’assurer le transport de passagers sur des sentiers de montagne escarpés ou de soutenir les équipes municipales dans leurs opérations, et ce en toute saison, le B1 a prouvé à maintes reprises ce qui le distingue : un niveau de sécurité et une robustesse que les autres véhicules tout-terrain ne parviennent pas à égaler.
Les déploiements de cette année ont renforcé la mission fondamentale de l’entreprise. Comme l’explique Louis, l’objectif de Beonyx est simple : fournir des solutions de transport durables et économiques pour circuler sur les terrains les plus difficiles d’accès.
Comment les partenariats ont permis de perfectionner le B1
S’il y a un thème qui a défini la croissance de Beonyx en 2025, c’est bien la collaboration. Les partenariats n’ont pas seulement accéléré les progrès, ils ont également permis d’identifier les domaines dans lesquels le B1 peut véritablement se démarquer.
Louis l’affirme clairement : « Travailler en équipe nous permet de progresser plus rapidement… Les forces de chacun sont mises à profit et la motivation collective crée une dynamique qui nous propulse vers l’avant. »
« Les partenariats nous ont permis de cibler les marchés où notre véhicule peut faire une grande différence », poursuit-il.
Ces conclusions découlent de tests réalisés en conditions réelles notamment :
- Au Centre de vélo de montagne Empire 47, où le B1 a gravi des sentiers de montagne de 230 mètres tout en transportant cyclistes, vélos et matériel, démontrant ainsi sa stabilité de charge, son confort et sa traction inégalées.
- Auprès de partenaires municipaux qui ont déployé le B1 dans des zones urbaines où les véhicules tout-terrain conventionnels ont du mal à circuler.
- Auprès d’opérateurs du secteur militaire qui ont validé la souplesse de conduite, la précision du freinage, la maniabilité lors des virages et bien d’autres caractéristiques du véhicule.
Chaque environnement a contribué à stimuler l’évolution du B1, améliorant ses performances terrain et façonnant son parcours vers la commercialisation.
L’influence de Mont-X sur la trajectoire de Beonyx
L’incubateur de start-ups Mont-X, basé dans les Laurentides, a joué un rôle déterminant dans l’année de Beonyx. Son mentorat a apporté bien plus que de simples conseils ; il a aidé Beonyx à se développer plus rapidement afin de se rendre plus loin.
Comme l’explique Louis, « Mont X et Mt Lab ont été des catalyseurs de notre projet… Ils nous ont ouvert des portes qui auraient pris beaucoup plus de temps à s’ouvrir en temps normal ».
Mont-X et MTLab ont mis Beonyx en contact avec des partenaires stratégiques, des leaders du secteur et un réseau qui a contribué à valider des cas d’utilisation opérationnels. « La synergie entre les entreprises incubées nous stimule et nous permet de partager nos défis », poursuit Michael . « Nous apprenons autant des autres entreprises participant au programme que des mentors. »
Cet écosystème a aidé Beonyx à affiner son modèle d’affaires et à valider sa stratégie, positionnant finalement le B1 sur des marchés à forte valeur ajoutée bien avant d’entamer son cycle de financement.
Un partenariat qui a redéfini l’innovation
Certaines collaborations ont eu des effets inattendus, notamment les premiers travaux de Beonyx avec Tessellate Robotics.
Louis se souvient : « Nous avons été surpris de voir à quel point cette collaboration nous a fait progresser mutuellement, et c’est toujours le cas aujourd’hui. »
Les deux équipes abordaient les défis posés par les terrains difficiles sous des angles différents. Nos discussions initiales ont permis d’affiner les critères de performance du B1 et ont mis en évidence la nécessité d’une machine capable de performer dans des environnements exigeants. Cette vision commune influence encore aujourd’hui la feuille de route des produits Beonyx.
Demeurer fidèle à sa mission tout en se développant
Alors que Beonyx entame un cycle de financement et se prépare pour ses premières productions à grande échelle, les fondateurs considèrent ce nouveau chapitre comme étant à la fois passionnant et exigeant.
« C’est un défi autant personnel que professionnel », explique Louis. « Je veux simplement faire les meilleurs choix pour assurer une croissance saine. »
Michael ajoute : « Plus que l’argent, vendre des centaines d’unités d’un produit innovant et utile a toujours été un rêve pour moi. »
La croissance n’est pas une question de vitesse, mais d’intention. Beonyx évalue actuellement différents modèles de fabrication et renforce ses capacités d’ingénierie, tout en choisissant des partenaires qui correspondent à la vision à long terme de l’entreprise.
Si la croissance génère des opportunités, elle peut également devenir une source de distraction. Louis reconnaît le défi auquel toutes les start-ups sont confrontées : allouer judicieusement le temps et les ressources. Michael partage cette vision : « La clé est de refuser, toute opportunité qui ne correspond pas à notre vision initiale. »
En route vers 2026 : Nous vous invitons à nous rejoindre
2026 devrait marquer la transition de Beonyx vers la commercialisation. Comme l’explique Louis, « nous finaliserons la production à grande échelle… et ciblerons les marchés des télécommunications (blocs d’alimentation mobiles), de l’armée, de la sécurité civile et du tourisme. »
En prévision de cette transition, Louis a pris la parole lors du panel sur Innover en produit au Québec : de l’atelier au marché, organisé le 26 novembre dernier par Mont-X, un événement axé sur la manière dont les entreprises en phase de démarrage peuvent communiquer leur objectif et instaurer la confiance à mesure qu’elles se développent. Il y a souligné un principe fondamental qui guide Beonyx depuis ses débuts : l’innovation s’accélère lorsque les clients sont impliqués dans le processus.
Comme il l’a déclaré à l’auditoire : « Vos clients vous fournissent des idées d’amélioration auxquelles vous n’auriez jamais songé. »
Cette mentalité va au-delà des tests. Elle constitue le fondement de la communauté que Beonyx souhaite construire. Comme le souligne Louis, « nous sommes ouverts aux idées constructives et apprécions l’aide et le soutien de la communauté ». Ce qui n’était au départ qu’un rêve est devenu un véritable mouvement, façonné par tous ceux qui ont cru en notre mission dès le début. Le prochain chapitre transcende la machine elle-même : il s’agit d’un effort collectif, et l’aventure ne fait que commencer


